Tournée
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La Maison Poème
Cycle de recherches et productions autour du lien entre matrimoine et le spectacle vivant.
Cinq jeunes metteuses en scène et trois autrices ont reçu une commande avec une intention dramaturgique à la fois simple et complexe : à partir d’archives nationales*, faire émerger des femmes ou des oeuvres effacées de l’histoire ou du moins minorées à travers la production d’une oeuvre scénique inédite séquencée en 5 formes théâtrales.
Un siècle de féminisme belge. C’est cette histoire méconnue, cette histoire enfouie, que tissent ensemble les cinq propositions : pas de didactisme, mais des vies, complexes et captivantes, le tout dans une scénographie commune pour rassembler les regards curieux et les approches multiples sur ce passé qui nous parle de notre présent.
Au total le projet s’inscrit dans une collaboration avec plus d’une quarantaine de femmes artistes (créatrices techniques, autrices, metteuses en scène, dramaturges…) dans un cycle de recherche et création.
*les centres d’archives et de recherche Carhif (Bruxelles), Mundaneum (Mons), Archives et Musées de la littérature (Bruxelles).
Poursuivant son travail sur la présence des femmes dans le spectacle vivant, La Deuxième Scène explore pour ce cinquième acte les liens entre matrimoine et créations à travers l’organisation d’un cycle de recherches et productions. Cela a pour but de mettre en valeurs au théâtre des œuvres littéraires et des femmes remarquables.
La Deuxième Scène Acte 5 est un programme qui, au-delà des créations artistiques inclut de l’insertion professionnelle, de la formation continue, des séminaires de réflexions dramaturgiques, de la création et mise à disposition d’outils collectifs pour l’ensemble du secteur, des expositions, et collaboration avec des structures muséales pour la création de nouveaux fonds.
La Deuxième Scène Acte 5 est un projet porté par Écarlate la Compagnie en collaboration avec :
- Un comité d’accompagnement composé de Caroline Godart, Poisot Elsa, Clotilde Moynot, Camille Khoury, Marie-Cécile Henrion, Anne Thuot, Penda Diouf, Miriam Youssef et Jeannine Dath. Pour en savoir plus sur les membres du comité d’accompagnement, leur parcours et leurs fonctions, cliquez ici ;
- Cinq metteuses en scène, trois autrices pour explorer les archives et revaloriser des travaux et des femmes invisibilisées ou minorées. Cliquez ici pour plus d’informations sur les artistes ;
- Le Crabe Collectif, au sein duquel travaillent cinq scénographes pour une éco-conception globale du projet.
- Les centres d’archives Carhif, Mundaneum et les Archives & Musées de la littérature ;
- Le Centre des arts scéniques, le Centre des écritures dramatiques, Passa Porta, La Bellone, La Chaufferie-Acte 1, Les Midis de la Poésie, Voix de Femmes. La Fabrique du Théâtre.
La Deuxième Scène est soutenue par la FWB, la Cocof et la Région Bruxelles-Capitale.
Fidèle à ses valeurs, la deuxième scène définit ici les femmes au sens trouble et s’attèle à questionner les problématiques d’invisibilisation soulevées par le croisement des discriminations.
Épisode 1 // Et ta sœur ?
À partir de l’œuvre de Marie Denis – DIS MARIE, c’était comment rue du Méridien 79 ?
En 1972, en pleine deuxième vague du féminisme, des femmes se retrouvent pour créer un lieu, utopie concrète, ouvert à des «soeurs» de lutte mobilisées contre le sexisme et pour les droits à la contraception et à l’avortement. Les obstacles à surmonter sont multiples : concilier, pour certaines, leur engagement avec les rôles de mère et la vie de famille, s’accorder sur la non-mixité au sein du lieu et réduire l’incidence des inégalités sociales.
Adaptation/mise en scène : Lou Joubert-Bouhnik | Avec Rokia Bamba, Yasmine Yahiatene, Emma Cohen Hadria
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Épisode 2 // Détonantes
Autour des archives relatives aux Femmes –
Machines de la FN Herstal et Eliane Vogel Polsky
En 1966 éclate la grève des ouvrières de la Fabrique Nationale d’armes à Herstal, ces «femmes-machines» qui travaillent dans des conditions épouvantables pour un salaire inférieur à celui des hommes. L’article 119 du Traité de Rome (1957), « A travail égal, salaire égal », est revendiqué haut et fort. L’avocate Éliane Vogel-Polsky est présente lors de cette grève et en ressort convaincue que le droit peut être utilisé pour servir la lutte de l’égalité salariale.
Écriture : Marie Vaiana | Mise en scène : Solène Valentin | Avec Lara Van Drooghenbroek, Léa Quinsac, Souâd Toughraï
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Épisode 3 // Une femme remarquable
À partir des archives relatives à Adèle Hauwel
Adèle Hauwel (1920-2004) lègue aux archives de l’Histoire des Femmes, une vie de féminisme allant des luttes institutionnelles contre les inégalités salariales des années 1930 aux actions de sabotages révolutionnaires dans les années 1970. Comment s’alimente collectivement l’envie de lutter et conserver la trace de luttes passées même quand la conscience collective n’est pas une alliée ? Comment la recherche de pureté, de radicalité, l’irréprochabilité peuvent être des comportements qui fédèrent ou qui desservent selon les périodes et les contextes ?
Écriture : Capucine Berthon | Mise en scène : Laure Lapel | Distribution : Yasmina Al-Assi Marie Coyard, Julie Jaroszewski
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Épisode 4 // Le cas Nele Marian
À partir des archives relatives aux oeuvres de Nele Marian et aux congrès panafricains
Deux boîtes, les deux seuls contenants dédiés à une femme racisée au centre d’archives pour l’histoire des femmes. Elles contiennent ce qui reste des effets personnels de Mathilde Idalie Huysman, autrice et poétesse belgo-congolaise qui publiait sous le nom de Nele Marian. Deux boites pour reconstituer le parcours de cette femme née en 1906 d’une relation entre un militaire belge et une jeune fille de la région de Lisala. Deux boîtes. C’est peu pour résumer une vie, peu pour comprendre le parcours ambigu d’une femme qui s’exprima sous l’ère coloniale, sous l’ère nazie puis qui ne s’exprima plus du tout.
Adaptation et mise en scène: Marie Diaby |Assistante: Judith Ribardière |Avec Marie Diaby, Tamara Kalvanda, Estelle Strypstein
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Épisode 5 //Suzan·ne
À partir des archives relatives à Suzan Daniel
Le code pénal belge fait pour la première fois mention de l’homosexualité en 1965 – à des fins discriminatoires. Avant cela, l’homosexualité n’existe pas, les lesbiennes encore moins.
Née en 1918, Suzan Daniel pose en 1931 un geste inédit : âgée de 14 ans, elle est la première femme belge à publier une critique de cinéma. Dans la revue Film, elle ne tarit pas d’éloges sur le film lesbien « Jeunes filles en uniforme ». Le 14 février 1933, elle écrit : « J’aime. Hélas, c’est une femme ».
Dans les années 50, elle s’auto-forme à la psychanalyse et intervient dans plusieurs congrès internationaux sur l’égalité sexuelle. En 1953, elle fonde le « Centre culturel de Belgique », première association LGBT belge. Le premier fonds d’archives LGBT de Belgique, créé en 1996, porte son nom.
Écriture : Marthe Degaille| Mise en scène : Leïla Devin| AvecRebecca Fels, Maya Lombard, Lauryn Turquin
Fonctions du comité d’accompagnement
Constitué à la fois de dramaturges, d’autrices, de metteuses en scènes et chercheuses spécialisées, dans les problématiques culturelles, décoloniales et antisexiste, ces collaboratrices essentielles participent à la conception des cycles en définissant l’identité artistique, politique et esthétique générales du projet en assurant sa cohérence dramaturgique . Elles œuvrent à plusieurs endroits et plusieurs niveaux :
- L’élaboration d’une série de positionnements éthiques et organisationnels déterminants à la fois l’organisation et l’économie des productions de la saison matrimoine. Cet ensemble de “questions dramaturgiques générales“ intitulé Womanifeste constitue un ensemble de contraintes et d’incitations dans lesquelles l’équipe de production, le comité d’accompagnement lui même et l’ensemble des équipes créatives (artistiques et techniques)doivent s’inscrire.
- La définition et respect de l’identité artistique, politique et esthétique du projet
- La participation à la coordination générale du projet
Elles nourrissent la réflexion sur la recherche par des apports pratiques, conceptuels et culturels chacune à son endroit. Le comité d’accompagnement assure également le développement et le suivi des projets artistiques par :
- En collaboration avec les artistes de la Deuxième Scène Acte 5, la recherche sous forme de séminaire autour du concept de matrimoine dans les arts vivants notamment à travers la conception, la réalisation, l’échange et la promotion dans le cadre de séminaire Faire Matrimoine (Comment s’emparer des archives, répondre à une commande, écrire le matrimoine, faire résonner/raisonner avec les problématiques actuelles, adapter, contourner les biais).
Cliquez ici pour lire la version francophone.
Click here to read the English version. - Le suivi artistique des recherches et des œuvres produites en assurant la coordination et l’accompagnement
- des metteuses en scène dans leur processus dramaturgique pour inventer leur langue théâtral en fonction des contraintes/outils et adapter les œuvres non-dramatiques, la direction d’acteurs, la réflexion avec les scénographes
- des autrices à l’écriture.
Membres du comité d’accompagnement
Caroline Godart
Dramaturge, éditrice, autrice et enseignante, est basée à Bruxelles, où elle choisit de revenir vivre après un doctorat aux États-Unis.
À New York, elle étudie la philosophie, la pensée féministe et queer, le cinéma et la littérature, enseigne à l’université, et écrit une thèse sous la direction d’Elizabeth Grosz. Outre plusieurs articles académiques et de nombreuses présentations invitées et conférences, elle publie un livre, The Dimensions of Difference: Space, Time and Bodies in Women’s Cinema and Continental Philosophy, paru en 2015 chez Rowman and Littlefield.
De retour en Belgique, elle devient chargée de cours à l’IHECS (l’équivalent belge de maître de conférence en France) et se plonge dans les arts de la scène. Elle élargit son terrain d’expérimentation intellectuelle et esthétique en collaborant fréquemment avec des institutions comme a.pass et la Maison du spectacle de la Bellone en tant que mentor, conférencière, modératrice et dramaturge.
À partir de 2017, cette dernière activité prend son essor : elle travaille avec des artistes tels que Lorette Moreau, Gérald Kurdian et Manah Depauw et effectue une résidence de pratique dramaturgique de deux mois à La Bellone, où elle est actuellement dramaturge associée. Parallèlement, elle écrit des critiques de spectacles et en 2020, elle rejoint Sylvie Martin-Lahmani à la codirection éditoriale de la revue Alternatives théâtrales.
Miriam Youssef
Formée à l’Institut des Arts de Diffusion-section Interprétation dramatique, elle évolue depuis 2 décennies entre diverses pratiques. Actrice (Les monologues voilés, Terre des folles, 1,2,3 Richard…) ; collaboratrice fidèle de la Compagnie Belle de nuit (Georges Lini, avec qui elle co-fonde le Zone Urbaine Théâtre) pour qui elle officie en tant que dramaturge (Projet HLA…) , d’assistante (La fête sauvage…), de coordinatrice de mouvement scénique (Britannicus…) ; elle enseigne (tant en académie que dans le supérieur, comme professeure de dramaturgie en scénographie à l’institut St-Luc ou professeure d’interprétation à l’IAD) … Et officie principalement en tant que metteuse en scène. Passant allègrement des dramaturgies contemporaines (Histoires de famille) aux adaptations de classiques littéraires (Zazie dans le métro), du non-narratif (I will stay till she comes-325 kg de femme et Shakespeare) au linéaire (Jours de pluie), du théâtre pur (La Dame de chez Maxim) à la création protéiforme (Parasites), de l’underground (Big shoot) au mainstream (J’me sens pas belle), son parcours est aussi hétéroclite que résolument dirigé vers un seul et même objectif : donner la parole à des personnages féminins forts. Achevant aujourd’hui un master de spécialisation en études de genre, elle travaille à faire de sa pratique un territoire de recherche active et consciente en matière de décloisonnement et de décolonisation des imaginaires collectifs, et ce tant par les esthétiques scéniques proposées qu’au travers d’une remise au travail de la pratique elle-même, de ce qui fait système et enseignement.
Clotilde Moynot
Clotilde Moynot se forme au théâtre en France et aux USA auprès d’A.Vitez, A.Mnouchkine, A.Voutsinas, T.Kazanoff, G.Mac Fadden. Elle complète ce cursus par des formations en danse contemporaine, clown et chant lyrique. Son parcours de comédienne se déroule pour la plus grande part au sein de compagnies indépendantes. Elle joue en salle, en plein air et en rue, en France et à l’étranger (USA, Luxembourg, Sénégal, Bulgarie…), souvent dans des créations multilingues ou multidisciplinaires. En 1990, elle fonde la compagnie PIECES MONTEES, où elle développe depuis lors une langue théâtrale associée à d’autres disciplines (notamment la musique). En 1994, elle co-écrit et met en scène avec Brad Scott le spectacle CABARET SAUVAGE au Parc de la Villette. En 2005, elle fonde le collectif FEMMES DE PLUME, pour promouvoir les écritures, rôles et projets scéniques des femmes. Depuis 2009, en parallèle de ses activités de comédienne et de metteuse en scène, elle mène des projets de création partagée avec les habitantEs de quartiers prioritaires à Paris 20e et en région parisienne. Depuis 2016 elle programme le festival FEMMES ORDINAIRES EXTRAORDINAIRES – Journées du matrimoine.De 2006 à 2019, elle est membre du comité de lecture À MOTS DECOUVERTS, qui accompagne le travail des auteurEs vivantEs à travers des chantiers d’écriture. En 2020, elle rejoint le comité de lecture JEUNES TEXTES EN LIBERTE qui se préoccupe de la juste représentation à la scène de la diversité de la société.
Camille Khoury
est actuellement metteuse en scène, dramaturge, performeuse et chercheuse en Études théâtrales. Elle se forme à la mise en scène et à la dramaturgie de manière pratique et théorique à l’École Normale Supérieure de Lyon (Master dramaturgies) : elle effectue plusieurs master class d’interprétation (avec Nicolas Bouchaud, Brigitte Jaques-Wajeman, Bojana Miljanic et Lee Jaram) et de direction d’acteur (avec Keti Irubetagoyena, Théâtre Kantor, 2016). En 2014, elle travaille comme dramaturge avec Gwenaël Morin au Théâtre Permanent sur le cycle Shakespeare (Théâtre du Point du Jour, Lyon) en intégrant l’équipe de rédaction du Journal Permanent. Elle met en scène le premier spectacle de la compagnie XXY, Orlando, adaptation théâtrale réalisée par Capucine Berthon du roman de Virginia Woolf (festival les Cithémuses, Lyon, 2015).
Elle travaille ensuite comme assistante de mise en scène et dramaturge dans la compagnie Théâtre Variable n°2 pour la création de La Femme® n’existe pas, de Keti Irubetagoyena et Barbara Metais-Chastanier (2016, MC 93) et dans la compagnie Interstices pour la création de De quoi hier sera fait, mis en scène par Marie Lamachère (janvier 2020, Théâtre des Trois Vents, CDN de Montpellier). En tant que performeuse, elle présente une conférence performée, Techno-queer, à Sherbrooke (Canada) en 2018, et collabore avec le designer et illustrateur Saul Pandelakis pour créer l’installation/performance Datarot (Mozfest, Londres, 2018 et Théâtre de l’Empreinte, Scène Nationale de Brive/Tulles, 2019). Elle est aujourd’hui dramaturge pour la compagnie Les Philosophes Barbares sur la création du spectacle La Recomposition des mondes, librement inspiré des BD d’Alessandro Pignocchi, et à Bruxelles pour le danseur Marcos Arriola sur le spectacle CRUCE (OUTSAS, 2021).
Depuis 2021, elle est également titulaire d’un doctorat en Études théâtrales. Ses recherches portent sur l’intersection entre théâtre, histoire et études de genre, études queer, et, plus récemment, sur l’écologie dans les esthétiques des arts vivants. Elle est également critique dramatique pour les revues Agôn, Frictions, et Critical stages.
Anne Thuot
est une performeuse française, arrivée à Bruxelles pour étudier à l’Institut National Supérieur des Arts du Spectacle. Après l’école, elle met en scène des textes contemporains au sein du groupe Toc, mettant l’accent sur un processus de recherche en « chantiers ». Ils créént et jouent leurs spectacles en Belgique et en France. Anne Thuot a aussi travaillé avec les collectifs Transquinquennal, Dito’Dito, le théâtre flamand pour le jeune public Bronks…
Ensuite, l’investigation de terrain est devenu le moteur de son travail artistique. Que ce soit à travers la performance pour adolescents Wild, qui questionne l’éveil au désir sexuel et se joue dans les écoles ; Looking for the Putes Mecs dans lequel Anne Thuot et Diane Fourdrignier cherchent un prostitué homme dans les rues des villes traversées ; Lydia Richardson dans lequel elle questionne ses privilèges de « parfaite européenne » par la création d’un alter-ego placé dans des espaces urbains incongrus pour créer du conflit en collaboration avec Flore Herman et Sara Sampelayo. Son expérience avec des amateurs dans Gala, du chorégraphe Jérôme Bel et les workshops donnés dans des écoles d’art l’ont amenée à développer une dimension participative dans ses projets.
Penda Diouf
obtient un DEA en études théâtrales à La Sorbonne. En 2007, son texte Poussière est sélectionné par le bureau des lecteurs de la Comédie Française. Elle a travaillé à la MC93-Bobigny et a été secrétaire générale de l’association antiraciste Les Indivisibles. Sa pièce Le symbole fait l’ouverture du Festival des Francophonies. En 2017, elle participe à la 3ème saison des Intrépides, initiative de la SACD visant à promouvoir la diversité. « J’écris essentiellement des personnages féminins racisés. L’art et l’écriture ne peuvent être déconnectés d’un environnement social, culturel, politique. » explique-t-elle à propos de son écriture.
Poussière, La Grande Ourse, Le Symbole, Pistes… sont quelques-unes de ses pièces, remarquées et mises en lecture. Ses textes partent le plus souvent de situations d’injustice, tout en faisant «place à une nature vivante et sensuelle, à l’oralité » ainsi qu’à la résilience et au féminin. Sa dernière pièce Pistes dans laquelle elle joue sera créée en 2019 par Aristide Tarnagda dans le cadre du festival Les Récréâtrales de Ouagadougou. Penda Diouf est aussi co-fondatrice, avec Anthony Thibault, du label Jeunes textes en liberté. Elle participe également au projet « Lire et dire le théâtre en famille ». Elle sera artiste associée au CDN de Valence sous la direction de Marc Lainé à partir de septembre 2020. Ses pièces traitent de l’identité, de l’oppression, de la colonisation avec des liens vers l’écoféminisme et le réalisme magique. Elle est présidente de l’association Les Scènes appartagées, coorganise le comité de lecture jeune public et anime des ateliers d’écriture, notamment pour des publics allophones.
Marie-Cécile Henrion
D’abord licenciée et agrégée en Langues et littératures romanes à l’UCLouvain (2008), Marie-Cécile Henrion enseigne le français et les sciences humaines dans l’enseignement secondaire bruxellois pendant neuf ans. En 2017, elle s’engage dans un master en Arts du spectacle au Centre d’Études Théâtrales de l’UCLouvain et en sort diplômée en 2019. Elle entame en octobre 2020 une thèse de doctorat au CET, co-dirigée par Jonathan Châtel et Sarah Sepulchre sur les représentations genrées dans les dramaturgies et créations européennes contemporaines. Ses recherches académiques sont nourries d’une pratique constante de la scène depuis ses premières années d’université, au sein de divers ateliers-théâtre, collectifs d’improvisation et de comédie musicale.
Elsa Poisot
Formée à l’ESACT (Conservatoire Royal de Liège), Elsa Poisot est comédienne, autrice et metteuse en scène. Elle débute sa carrière de comédienne dans une m.e.s de Beautiful Thing Georges Lini au théâtre de Poche en 2008. Elle restera attachée à ce théâtre jusqu’en 2013 date à laquelle la tournée du populaire Chatroom prendra fin.
En parallèle en 2009, elle crée Ecarlate la Compagnie et y développe Ti Manmaille en 2013, un projet bilingue créole/français qu’elle co-conçoit avec Stéphanie Lepage, Albert Molléon (Haiti) et Georges Muller Regis (Haiti) et qui sera sélectionné pour le festival de Huy. En 2016 elle passe à l’écriture et monte son Kinky Birds au Théâtre Le Public. Le texte reçoit le prix des metteurs en scène (jury extérieur) du CED-WB et est sélectionné pour le prix Sony Labou Tansy . Elle initie en 2016 avec Line Guellati, et Corinne Ricuort le projet Autrices. Un festival sur la littérature « pas si étrangère » écrite par des femmes afro-descendantes et africaines. Depuis, le projet se poursuit. En 2018, elle développe La Deuxième Scène, un projet en plusieurs actes sur la présence des femmes dans le spectacle vivant. Parallèlement elle continue à jouer et écrire. Le festival Lookin’out accueillera en novembre 2020 une première étape de Buddy Body sa prochaine création. Comme interprète on la verra dans La vie comme elle vient d ‘Alex Lorette m.e.s par Denis M’Punga.
Jeannine Dath
Est une spectatrice professionnelle, a été/est critique, programmatrice (théâtre jeune public), attachée de presse. Elle est membre du conseil d’administration de plusieurs institutions culturelles et a siégé au CAPT. Sollicité pour sa connaissance particulièrement pointue des propositions scéniques belges, des institutions et pour son suivi des parcours professionnelles d’une grande partie des artistes de la FWB, Jeannine refuse de se définir autrement que comme spectatrice professionnelle. Et c’est tout à son honneur. A part ça, elle jardine, rêve et cuisine (divinement bie
Dans le cadre du projet de la Deuxième Scène Acte 5, porté par Ecarlate la Compagnie, cinq jeunes metteuses en scène et trois autrices ont reçu une commande avec une intention dramaturgique à la fois simple et complexe ; à partir d’archives nationales, faire émerger des femmes ou des oeuvres effacées de l’histoire ou du moins minorées à travers la production d’une oeuvre scéniques inédite de 3h45 séquencée en cinq formes de 45 minutes.
Les jeunes créatrices sont soutenues par un comité d’accompagnement constitué d’une série d’expertes dans les problématiques liées à l’histoire, la décolonisation et l’antisexisme. Elles ont choisi de travailler sur des archives relatives à :
- Susan Daniel, militante lesbienne et créatrice de la première association LGBT belge en 1953 ;
- L’oeuvre de Marie Denis relative aux luttes des femmes lors de la création de la Maison des Femmes à Bruxelles en 1974 ;
- Nele Marian, une des premières poétesses, écrivaines, née en 1906 comédienne d’origine belgo-congolaise identifiée en Belgique et les
archives relatives du congrès panafricain de 1921 ; - Adèle Hauwel, femme médecin qui a archivé les traces des combats féministes des années 30 aux années 90 et qui par sa lutte questionne les rapports entre vie privée et engagement ;
- Les luttes des femmes-machines de la FN Herstal en 1966 et celles des hôtesses de l’air derrière le procès “Gabrielle Defrenne contre la SABENA” en 1968 et le travail de l’avocate Eliane Vogel-Polsky qui les a défendues.
Au total le projet s’inscrit dans une collaboration avec plus d’une quarantaine de femmes artistes (créatrices techniques, autrices, metteuses en scène, dramaturges…).
À propos des metteuses en scène :
Leila Devin

Leïla est diplômée de l’INSAS en 2020 (classe d’interprétation dramatique). Elle-même comédienne de formation, elle défend un théâtre ludique, qui donne à jouer aux acteur.ice.s. Elle s’intéresse particulièrement à la pratique du théâtre d’objet et de la marionnette. La question de la représentation des femmes au théâtre et, plus largement, dans la société, est centrale dans sa recherche artistique.
Marie Diaby

Marie Diaby est née en 1988 en France, après des études de théâtre au conservatoire de Liège et de Bruxelles elle travaille comme actrice, assistante à la mise en scène et conseillère en dramaturgie. En 2020 elle elle rejoint le collectif Xeno-, avec lequel elle co-réalise un podcast -les méduses- diffusé sur studio K, radio by Kanal Centre Pompidou, et s’engage dans une pratique artistique féministe, anti-raciste et intersectionnelle. Son parcours l’ayant mené à vivre dans des milieux sociaux et culturels variés, l’amène à se questionner sur les systèmes de représentations, leurs ancrages culturels et sociaux et leurs implications dans la formation de l’identité.
Lou Joubert-Bouhnik

Metteuse en scène et comédienne, elle est Diplômée en 2019 du Conservatoire Royal de Liège (ESACT). Elle crée pour son projet de sortie d’école Métamorphoses, forme pluridisciplinaire s’inspirant de l’œuvre littéraire de F. Kafka.
Elle développe un intérêt particulier pour l’art dans l’ espace public et le théâtre action.
Laure Lapel

Après un master en sociologie, Laure Lapel intègre l’INSAS en mise en scène de 2015 à 2019. Elle explore des dispositifs où se rencontrent sciences sociales et théâtre. La fête du cochon, immersion dans les festivités éponymes d’une commune Front National ; La Place, paroles d’habitués de bars de la Place Fernand Cocq avant sa transformation (création Théâtre Océan Nord, novembre 2022). Elle cherche à créer des pièces nourries de rencontres concrètes et de contradictions vécues et partagées par toute une équipe, dans le souci de l’adresse, du lieu dans lequel la pièce s’inscrit et des frontières sociales invisibles qu’il trace.
Solène Valentin

Diplômée de l’INSAS en mise en scène en Octobre 2020, Solène travaille principalement en temps que créatrice costumes. Elle est amatrice d’esthétique kitsch et d’humour absurde teinté d’un certain goût du drame. Sa recherche artistique tend à tourner à notre avantage féminin les formules et exigences inventées par des hommes pour décrire les femmes : détourner l’immortelle hystérie, jouer de grandes figures tragiques féminines, incarner les fleurs du mal, brandir des visages qui hurlent, dramatiser les sacrifices et les sacrifiées, embrasser nos monstres, disséquer le charme tumultueux de la terreur et contrarier
le sublime.
À propos des autrices :
Capucine Berthon

Après un master d’études théâtrales à Lyon Capucine Berthon vient à Bruxelles et
aborde le théâtre par l’angle de l’écriture (à l’INSAS). Depuis, elle explore la forme du conte, tant en se formant au répertoire traditionnel de l’oralité qu’en inventant ses propres histoires. Elle choisit ses récits en prenant garde à la place qu’ils donnent aux femmes. Cette réflexion la conduit également à s’intéresser à l’idée de faire
matrimoine.
Marthe Degaille

Après des études de littérature, histoire, philosophie et sciences-sociales à Paris, elle entre à l’ESACT (Liège) dont elle sort diplômée en 2020 et est titulaire d’un Master en Arts de la scène et du spectacle vivant (Université de Franche Comté) obtenu en 2021. Actrice, autrice et metteuse en scène, ses pratiques sont marquées par son engagement en faveur de la visibilité des récits et corps lesbiens sur les scènes de théâtre. Ses outils dramaturgiques principaux sont les pensées féministes, queers et lesbiennes. En mai 2021, elle assiste Isabelle Urbain sur un projet de création autour du football féminin à l’ESACT. Elle travaille actuellement sur sa première création, BETELGEUSE, fiction spéculative politique non-mixte, dont elle assure la mise en scène ainsi qu’une partie de l’écriture. Dans le cadre de la Deuxième Scène Acte V (Ecarlate Compagnie), elle participera au cycle de recherches et production relatif au matrimoine en tant qu’autrice.
Marie Vaiana

Marie Vaiana travaille dans le cadre de la compagnie théâtrale Les Plaisirs Chiffonnés. C’est en tant qu’autrice qu’elle rejoint le projet La Deuxième Scène avec un grand intérêt pour la question de notre matrimoine. Ses textes déclinent avec un humour grinçant des thématiques autour de l’enfance et du rapport de l’individu à la société de consommation.
À propos des scénographes :
Le Collectif Crabe

CRABE est une collective de cinq scénographes. Elles mutualisent leurs forces,
leurs outils, leurs connaissances, en travaillant de façon horizontale, transversale et solidaire. Elles tentent de produire leurs décors de manière la plus écologique possible : revalorisation de matériaux, fournisseurs éco-responsables et vigilance sur l’empreinte carbone globale de leur activité.
Présentation de la collective
Crabe est une collective de cinq jeunes scénographes. Elles participent individuellement ou collectivement à l’élaboration de projets de théâtre, de cinéma et d’exposition. Crabe vise à mutualiser leurs forces, outils et connaissances, en travaillant de façon horizontale, transversale et solidaire.
Crabe est installé à Zonneklopper depuis septembre 2021 et dispose d’un atelier de 80 m2.
Parmis les membres de l’association Zonneklopper – où elles sont installées – il y a une forte émulation pour la récupération des matières premières (bois/métal/plante/textile…), ou reconditionnées (chassis fenêtre/porte – cuve d’eau – matériaux ou quincaillerie de construction…) ou même alimentaire.
De cette manière, elles peuvent avoir une application concrète pour produire des décors de manière la plus écologique possible : revalorisation de matériaux, fournisseurs éco-responsables et vigilance sur l’empreinte carbone globale de leur activité.
L’éco-conception de la Deuxième Scène Acte 5
En collaboration avec le Crabe Collectif, le projet s’inscrit dans une dynamique écologique à plusieurs niveaux :
- Dans sa dimension scénographique à travers le développement d’une collaboration avec Crabe (recherche autour de la mise en place d’un inventaire d’associations, une cartographie des lieux de stockage et des ateliers etc, mutualisation scénographique des projets, production des décors de manière la plus écologique possible : revalorisation de matériaux, fournisseurs éco-responsables et vigilance sur l’empreinte carbone globale de notre activité ) ;
- Séminaire de recherche sur la conception d’une scénographie modulable pour l’ensemble des projets de cette édition et leur réutilisation ;
- Mutualisation maximale des moyens de production, de diffusion, de conception et de stockage ;
- Prise en compte du territoire et du choix de partenaires dans la diffusion ;
- Partage des connaissance à l’attention de l’ensemble des publics incluant à la fois les travailleur·euses du spectacle vivant, des professionnel·les du secteur et du public en général.
Mise en scène: Laure Lapel, Solène Valentin, Marie Rocha Diaby, Lou Joubert, Leila Devin
Autrices: Marthe Degaille, Marie Vaiana, Capucine Berthon
Interprètes: Marie Coyard, Julie Jaroszewski, Yasmina Al-Assi, Souâd Toughraï, Léa Quinsac, Lara Van Drooghenbroek, Lauryn Turquin, Rebecca Fels, Maya Lombard, Rokia Bamba, Emma Cohen Hadria, Yasmine Yahiatene, Tamara Kalvanda, Estelle Strypstein
Scénographie: La Collective Crabe – Camille Rolovic, Clémence Jussaume, Hélène Beutin, Marie Menzaghi, Nathalie Moisan
Régie générale: Guy Thérache, Laure Lapel, Nathalie Moisan
Création lumière: Ines Isimbi, Lou Van Egmond
Costumes: Solène Valentin, Milena Forest
Comité d’accompagnement dramaturgique: Jeannine Dath, Marie-Cécile Henrion, Anne Thuot , Penda Diouf , Clotilde Moynot , Camille Khoury, Caroline Godart, Miriam Youssef
Direction artistique et production: Ecarlate la Cie – Elsa Poisot et Sonia Boutitie
Mars – Mons arts de la scène, La Maison poème | Midis de la poésie – FrancoFaune, FAME – Festival where Arts meet Empowerment, Arts et Publics, le Centre des Arts Scéniques, la SACD, le CED-WB, la Coop et Shelter Prod
du Ministère de la Fédération Wallonie-Bruxelles aux services Culture, Egalité des chances et Education Permanente, de la Cocof aux services Culture et Egalité des chances et lutte contre les discrimination, de la Région Bruxelles Capitale (Equal), de la Loterie Nationale
de la Chaufferie – Acte 1, de la Bellone, de Passa Porta, du Festival Voix de Femmes, du Carhif, de Mundaneum, des Archives et Musées de la Littérature, du CC Uccle, de Garage 29, du BAMP, de la Fabrique de Théâtre, du CORRIDOR, de la Ville de Bruxelles au service Culture, de taxshelter.be, ING et du tax-shelter du gouvernement fédéral belge
Nicolas Petit-Jean
“Redonner leur place aux femmes dans l’histoire c’est donner aux femmes, aux filles actuelles la légitimité pour qu’elles occupent toute leur place dans le monde d’aujourd’hui et dans celui qui vient. ”
Reine Pratt le 13 février 2020 (discours pour SI/SI les femmes existent)
Actualités liées à « The Manx Cat Project »
DESSINER LA SCÈNE 24.09 > 23.10.2026 Horaires d’ouverture : Mercredi-jeudi-vendredi : 13h – 18h Samedi 10h -18h Lieu : ENSAV La Cambre 425 Avenue Louise, 1000 Bruxelles 100.lacambre.be « Dessiner la scène — Femmes scénographes 1927-2026 », une exposition consacrée à un siècle de création scénographique au féminin. En retraçant ces parcours, elle interroge la…
Infos pratiques
Horaires /// prix /// infos pratiques
Samedi 11 février 2023 I 18:30 – 23:30
À la Maison poème ↝ rue d’Écosse 30, 1060 Saint-Gilles.
Dimanche 12 février 2023 I 15:00 – 20:00
À la Maison poème ↝ rue d’Écosse 30, 1060 Saint-Gilles.
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