10h : Accueil des participant.e.s
10h30 – 11h15 : « Le travestissement comme stratégie d’émancipation : de Virginie Déjazet à Sarah Bernhardt ».
Conférence Camille Khoury, Docteure en Études théâtrale, chercheuse associée au laboratoire LLA-CREATIS, Université de Toulouse 2 Jean Jaurès, directrice du festival FAME.
Entre 1830 et 1880, les pratique et imaginaires du travestissement sont marquées par une recrudescence du travestissement féminin sur la scène et dans la littérature romanesque. Les représentations du travestissement féminin sont, comme toutes les représentations de transgression de classe conformément à l’esthétique romantique, traversées par une profonde dualité entre le collectif et l’individu, entre la norme et l’exception. Sur scène, dans la fiction et dans le théâtre social, le travestissement est strictement normé par des règles esthétiques et politiques qui semblent lui ôter tout potentiel subversif, notamment dans le vaudeville. Néanmoins c’est par le jeu et par la mise en place de stratégies de construction de soi entremêlant personne privée et persona théâtrale que certaines actrices font du travestissement la scène d’une lutte de
pouvoir, un contre-dispositif de résistance aux normes de genre, de jeu et de sexualité.
11h15 – 11h45 : Échange avec le public.
11h45 – 13-30 : Pause déjeuner
13h30 – 14h15 : Scènes féministes – mouvements féministes et émancipation des actrices.
Conférence Lorraine Wiss, Docteure en Etudes théâtrales – Université Lyon 2 Lumière. À partir de son ouvrage Scènes féministes : histoire d’un théâtre militant dans les années 1970, Lorraine Wiss présentera une analyse des enjeux politiques et esthétiques des théâtralités féministes des années 1970 en France. Il s’agira de décrire dans un double mouvement, une histoire des pratiques spectaculaires des militantes féministes ainsi qu’une histoire féministe des metteuses en scène, comédiennes et compagnies de théâtre de l’époque. Ainsi, elle donnera à voir comment les mouvements féministes ont influencé les esthétiques théâtrales, mais aussi quels ont été les modes d’organisation des femmes de théâtre pour informer, dénoncer et résister, non seulement sur scène. mais aussi dans la défense des droits sociaux.
14h15-14h45 : Échange avec le public
14h45-15h : Pause
15h-16h30 : « Circassiennes – du solo aux collectives »
Conférence Marion Guyez, MCF Arts de la scène, Université de Toulouse Jean Jaurès, équilibriste et dramaturge en cirque Jongleuses, clownes, cordelistes, équilibristes, contorsionnistes, porteuses, voltigeuses, acrodanseuses, machinistes, trampolinistes, funambules, sanglistes, fil-de-féristes, les circassiennes sont nombreuses. Chaque discipline de cirque fonde une identité. artistique forte, avec une histoire, des héritages, des références, des lignées, des habitudes et, inévitablement, leur lot de préjugés sexistes et de normes de genre souvent bien spécifiques en fonction du degré de féminisation de la discipline et des qualités physiques couramment mises en avant dans ces pratiques. A partir d’une série d’études de cas principalement issus du cirque contemporain en Europe, nous présenterons deux façons pour les circassiennes de mener une carrière au plus près de leurs propres désirs et d’affirmer leur vision du cirque : le choix de la création d’un spectacle en solo d’une part et celui de la formation de « collectives » d’autre part.
Tout au long de la journée, une facilitation graphique sera réalisée en live par
l’illustratrice Marie Dubois